Chronique d'un membre fondateur d'Ouékoumène.

Ouékoumène s'est développée de manière rudimentaire; sur plusieurs décennies pour arrivée a notre société d'aujourd'hui.
Le début du siècle a été une période très insolente avec le monde. Les Etats-Unis ont tenté d'éradiquer le terrorisme, et de détruire les dictateurs; une guerre sans nom a vu le jour et s'est perpétrée pendant plusieurs décennies.
Différents fléaux ont contribué à la stagnation de la population mondiale. Une pandémie a contaminé la surface de la terre en trois mois, et nous avons traversé une période qui à mon avis a un peu remis les pendules à l'heure. Lorsque rapidement nous nous sommes rendu compte que les réserves pétrolières étaient en fait, moindre que les prévisions des plus grands spécialistes. Tout cela a contribué à détruire la société qui nous était imposée au début du XXe siècle. Comme un sac de sable percé, tout a commencé à disparaître. La technologie s'est retrouvée dans une période totalement stagnante, où généralement, les nouvelles "découverte" n'étaient que les recettes refabriquées. L'informatique a aussi pris un coup, car de moins en moins d'utilisateurs avaient le droit de se connecter au net suite à une des dernières lois des sociétés du XXe siècle qui consistait à légiférer sur le tout venant de l'Internet, et rendant tout échange impossible sous peine d'amendes. C'est vrai que Ouékoumène a apporté beaucoup de solution à notre monde. Nous étions à l'affût d'un changement, mais nous n'aurions pas imaginé que les choses se passeraient comme ça. La grande manifestation des "nouveaux" en Europe fit partie des éléments déclencheurs. Plusieurs centaines de milliers de jeunes gens de toute classe sociale se sont révoltés contre le chômage et le vieillissement de la politique des pays Européens. Les difficultés d'indépendance financière qui étouffait la société à ce moment étaient intolérables. J'ai été acteur de ce mouvement, car en 2005 et à 25 ans, je n'avais aucun avenir possible en France. Toutes les portes étaient fermées. Je ne connaissais pas les arcanes de la réussite et je ne savais tout simplement pas par où commencer. J'étais découragé par cette société violente et méprisante. Et pour le peu de confiance que je pouvais avoir, il m'était souvent impossible d'intégrer les corps de métiers de mon choix. J'avais une profonde peur : devenir clochard. C'était l’absolu signe de la négation de l'individu de notre époque. J'avais peur de disparaître à jamais, dans un inconscient collectif d’imbéciles à l'abandon et à la dérive. Je me souviens avoir fait des études et d’avoir rêvé celles-ci pour un monde meilleur. Mais, je n'étais pas prêt à accepter ce monde sinistrement cruel. Rien ne nous avait préparé et nous étions une génération entière à ne pas comprendre notre désespoir. C'est vrai, que confronté à nos aïeux, nous étions moins fort et plus apte à nous plaindre. Cela ne faisait pour autant de nous des laissés pour compte! Non, nous étions une génération un peu perdue; pour peu que nous n'eussions pas envie de faire comme tout le monde. Nous-nous mettions-nous mêmes en circuit parallèle. Évidemment, nous étions nombreux a ne pas vouloir agir comme ça et ce fût la faiblesse de notre génération. Nous n'avions aucune garde contre ce reproche. Une vérité qui démontrait que nous étions finalement comme beaucoup, à ne pas vouloir être comme les autres. Finalement, nous étions simplement une génération de fainéant au regard du monde. Mais en fait, il n'était pas question d'accepter ça. Sous quel prétexte, nous étions-nous perdus. Comment pouvions-nous voir notre monde, car le monde appartient forcément à ceux qui l'habitent. Et encore, comment pouvions-nous apercevoir ce monde et vouloir s'en affranchir. Nous désirions avoir le choix de nous réaliser en tant qu'individu et ne plus êtres sujets à cette société de consommation. Tout semblait impossible. Nous faisions partie d'une génération qui savait ce que pensé signifiait mais qui ne savait plus réfléchir. Nous allions droit dans le mur, nous allions vers Ouékoumène.

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